Encore et encore…

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« Quand je donne quatre coups de pédales, il y en a trois pour l’État ! » Au pays de l’impôt roi, Bernard Hinault est entré avec panache au panthéon des plus belles citations fiscales. Chapeau, le cycliste ! Depuis plus de trente ans, notre pays n’a plus jamais entendu résonner La Marseillaise sur les Champs-Élysées. En revanche, en matière de matraquage fiscal, la France est indétrônable. Cette année encore, nous avons gagné le triste trophée de la « libération fiscale » la plus tardive d’Europe (ex aequo avec l’Autriche), autrement dit le jour à partir duquel les salariés ne travaillent plus pour payer impôts, charges et prélèvements, mais commencent à gagner de l’argent pour eux-mêmes.

La situation s’est certes un peu améliorée depuis les années Hollande (on se console comme on peut), mais n’a pas fondamentalement changé avec nos Marcheurs. Le niveau des prélèvements obligatoires (44,5% de la richesse produite) reste stratosphérique et ne fléchit pas. En réalité, des baisses significatives et durables d’impôts et de taxes ne sont sérieusement envisageables qu’à condition de pouvoir les financer. Comment ? En comprimant les dépenses publiques et en améliorant la dynamique des entreprises pour faire reculer le chômage et garnir les caisses de l’État. Or rien de tout cela. La compétitivité de notre pays ? Elle s’est plus détériorée au cours de la crise qu’en Italie ou en Allemagne. Et, surtout, ne nous méprenons pas sur le rebond de la croissance, il est d’autant plus spectaculaire que la chute a été profonde l’an dernier.

Le sérieux budgétaire ? Bercy vient d’annoncer, hors mesures d’urgence et de relance, une hausse des dépenses des ministères pour 2022 de plus de 10 milliards d’euros… Les réformes ? Quelles réformes ? Celle des retraites est suspendue aux évolutions de la crise sanitaire et aux calculs politiques d’Emmanuel Macron. Ne rêvons donc pas ! Rien n’augure des jours meilleurs en matière de prélèvements.

Salariés, retraités, contribuables… baissez la tête et surtout pédalez : l’État a bien besoin de votre sueur et de vos sous !

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