La « viande » végétale .

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La « viande » végétale s’immisce dans nos plats.

 Les inquiétudes des jeunes générations sur des sujets comme le climat, la santé et le bien-être animal expliquent cette tendance.

Environnement.

 Cet été, au menu du barbecue à côté des brochettes de bœuf et chipolatas, apparaissent de nouveaux produits sous l’appellation de « viande » végétale. Un oxymore provocateur pour les éleveurs qui y voient une concurrence déloyale et une attaque supplémentaire à leur égard.

Une voie de salut pour les défenseurs de l’environnement qui trouvent dans cette consommation un moyen de réduire les émissions de gaz à effets de serre émis par les animaux d’élevage. Entre les deux positions, les statistiques des organismes indépendants comme le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (plus connu sous son acronyme de Crédoc) tablent sur un effondrement de 3 à 5 % par an d’ici à 2030 de la viande au profit de ses substituts. « La baisse de consommation de viande correspondante à un vrai mouvement de fond, indique Pascale Hebel, directrice du pôle Consommation et entreprise au Crédoc. Dans nos scénarios les plus forts liés à l’instauration de deux repas végétariens par semaine à la cantine, la diminution des produits carnés dans notre alimentation pourrait atteindre 5 % par et d’ici à 2030, soit 50 % en dix ans. Dans le cas du maintien d’un repas végétarien par semaine comme aujourd’hui, la chute de la moitié de la consommation de viande interviendra en 2040».

Des saucisses à base de pois.

 Il faudra alors trouver des aliments qui remplacent les protéines de la viande. Ni les œufs ni le poisson ne seront suffisants. « La végétalisation de l’alimentation s’accentuera donc », prédit le spécialiste. D’autant que pour de nombreux consommateurs, le changement climatique passe par une alimentation différente. « 70 % de la biodiversité est liée à l’alimentation », souligne Pascale Hebel.

« Nos produits consomment 11 fois moins de CO2 et 10 fois moins d’eau que les éléments carnés traditionnels », affirme Guillaume Dubois, président cofondateur de la start-up « Les nouveaux fermiers ». C’est l’un des acteurs clés du marché français des produits végétaux de substitution à la viande à côté d’Herta, Hari&Co et Beyond. Il fabrique des saucisses à base de pois, une légumineuse que le corps digère bien. « Nos produits sont bons pour la santé tout en étant goûteux, faibles en gras saturés et riches en protéines autant que la viande classique, avec un Nutri-Score A », complète le jeune entrepreneur.

La santé est la deuxième explication de l’engouement actuel pour la « viande » végétale. « Il y a de plus en plus de foyers qui se soucient de la qualité de leur alimentation, reconnaît Benjamin Hamel, consultant chez Nielsen. Ils préfèrent manger moins mais mieux pour être en forme et cela s’applique à la viande. »

 Enfin, la préoccupation grandissante pour le bien-être animal a éloigné une partie de la population et notamment les jeunes, des produits carnés. « Dans nos études nous avons 12 % de végétariens chez les jeunes, précise Pascale Hebel. Ils veulent être en accord avec leurs principes et remplacer la viande par des végétaux. »

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