Pas belle la vie?

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Après ses seins refaits aux frais de l’État, l’escroc du chômage partiel s’offre un séjour à Dubaï.

D’après nos informations, une femme de 39 ans vient d’être interpellée par la PJ parisienne, soupçonnée d’avoir arnaqué l’État en touchant illégalement 30.000 euros d’aides destinées aux commerçants touchés par le Covid-19. Elle n’en était pourtant pas à son coup d’essai : la justice venait de la condamner pour avoir déjà frauduleusement gagné 212.000 euros l’an dernier…

Elle n’était à l’évidence toujours pas repue. Peu importe son arrestation à l’automne dernier, peu importe sa condamnation il y a quelques semaines seulement, Amy K. semble avoir un appétit sans fin pour les deniers de l’État. Cette mère de famille de 39 a été interpellée mardi 18 mai à l’heure du laitier, alors qu’elle dormait profondément dans son appartement du XXe arrondissement de Paris, sûrement en train de rêver de son nouveau pactole…

Pour les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne, qui lui ont passé les menottes aux poignets, la jeune femme est en passe de devenir une « cliente » habituelle. Il faut dire qu’Amy K. avait été arrêtée en septembre dernier, déjà par ces mêmes policiers spécialisés dans la traque des aigrefins. 

Nouvelle voiture et retraits d’espèces.

À l’époque, la suspecte avait réussi à empocher – en moins de deux mois lors du premier confinement – la rondelette somme de 212.000 euros aux dépens de l’État. En quelques clics sur internet, sans la moindre vérification, elle avait alors juré être la gérante d’un institut de beauté, « Amy Beauty », et de compter pas moins de 50 salariés sous ses ordres, tous imaginaires. 

Grâce à ce jackpot obtenu le plus facilement du monde, elle s’était offerte de nombreux cadeaux : des prothèses mammaires, une autre opération de chirurgie esthétique pour se refaire cette fois le fessier, mais aussi une nouvelle voiture facturée 37.000 euros. Le reste avait été retiré en espèces (35.000 euros) et utilisé pour payer la scolarité de ses quatre enfants (90.000 euros).

Étonnamment, « Amy Beauty » a réussi une seconde fois à passer entre les mailles du filet, malgré les promesses de l’État de renforcer les contrôles censés dissuader les petits malins. Amy K. n’a en effet pas attendu bien longtemps après sa première arrestation pour retenter la même combine. Pari gagnant. 

« Le dossier aurait dû faire sonner une alarme ».

La mère de famille, frappée d’une modestie subite, se serait contentée cette fois d’affirmer que son institut de beauté, pourtant complètement bidon, comptait cette fois seulement neuf employés, toujours pourtant aussi fictifs. L’État, au titre du préjudice que la petite entreprise aurait subi entre novembre et mars derniers, lui a ainsi accordé près de 30.000 euros d’aides grâce au chômage partiel. Des euros, eux, bien réels et gagnés sans le moindre effort. 

Bien tardivement, l’administration a levé le lièvre et alerté les forces de l’ordre. La BRDA n’a pas traîné pour remonter sa piste. « L’affaire en dit long sur le sentiment d’impunité des escrocs », soupire un magistrat, passablement agacé. « Le dossier de cette femme aurait immédiatement dû faire sonner une alarme. Ses comptes bancaires sont vides, l’argent ne pourra plus être récupéré. »

30.000 euros. Une jolie somme obtenue frauduleusement sans violences ni menaces, qui aura permis à Amy K. de réaliser un vieux rêve, celui de partir en vacances avec ses quatre enfants, direction Dubaï, ses palaces, ses pistes de ski et ses rues climatisées en plein désert. Un des rares pays qui acceptait ces derniers mois les touristes du monde entier.

Des aveux du bout des lèvres.

En garde-à-vue, cette passionnée présumée de l’escroquerie au chômage partiel a d’abord crié son innocence, jurant avoir été victime d’une arnaque et n’être pour rien dans cette affaire. Changeant plusieurs fois de versions, elle a fini par reconnaître du bout des lèvres être coupable des faits reprochés. Elle a été déférée hier soir, mercredi 19 mai, devant un magistrat parisien, en vue d’une convocation à venir devant le tribunal.

Jugée en avril dernier par le Tribunal judiciaire de Paris, la suspecte avait été condamnée à deux ans de sursis probatoire, l’obligation de rembourser à l’État les sommes dues, l’interdiction de gérer une entreprise pendant les cinq prochaines années et à payer en prime 20.000 euros d’amende. La justice avait réussi in extremis à récupérer 86.000 euros sur les comptes bancaires d’Amy K. et à saisir sa voiture, réglée rubis sur ongle à l’époque grâce aux aides gouvernementales.

Combien de « p’tits » frères et sœurs à cette dame dans toute la France ??

Combien sont pris la main dans le sac? Façon de parler la sac étant toujours vide…

Et nous on paie!

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