Paris : des tirs de mortiers d’artifice dans le quartier de Stalingrad…

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Le week-end dernier, dans le XIXe arrondissement de Paris, des tirs de mortiers ont visé des consommateurs de crack avenue de Flandre. Une situation explosive face à laquelle les riverains se disent à bout.

Scènes de guérilla urbaine en plein Paris. Les habitants de l’avenue de Flandre à Paris ont été confrontés, durant deux jours le week-end dernier, à des échanges de tirs de mortier d’artifice en pleine nuit. On ignore pour le moment qui sont les auteurs de ces tirs, mais selon des témoins sur place, ce pourraient être le fait d’habitants de ce quartier qui, excédés, auraient visé des personnes toxicomanes qui sont présentes au sein du quartier.

Selon des riverains, cela fait plusieurs mois que la situation se dégrade dans cette artère parisienne, avec des dizaines voire des centaines de personnes rassemblées pour acheter ou consommer de la drogue.

« La rue est à eux, le quartier est à eux ! On ne peut plus sortir le soir », dénonce un riverain. Un commerçant qu’a rencontré notre équipe assure avoir déjà vu « des toxicomanes se courir derrière les uns les autres avec une machette à la main, les habitants ne se sentent plus en sécurité ».

Témoignage d’une habitante qui a filmé certaines scènes.

Julie vit dans le quartier de Stalingrad, dans le Nord-est de la capitale, et plus précisément aux abords de l’avenue de Flandre. Tous les soirs depuis le 30 avril, les riverains assistent à des tirs de mortiers à l’encontre de personnes qui se trouvent sur le bitume. Selon la police, ces heurts opposeraient riverains et toxicomanes du crack qui se bagarrent, crient et laissent des accessoires nécessaires à la consommation de drogue sur place.

Julie, qui a immortalisé certaines de ces scènes, détaille à LCI les événements dont elle a été témoin. « Dans la nuit de  vendredi à samedi et de samedi à dimanche, on a été réveillés en pleine nuit par des tirs. On avait vraiment l’impression que des gens tiraient avec des armes dans la rue, c’était très impressionnant », se souvient-elle. « Quand on a regardé par la fenêtre, on s’est rendu compte que c’était des tirs de mortiers. Il semblerait que ce soit […] les riverains et […] qu’ils étaient lancés à l’encontre des toxicos qui étaient sur la place, devant ce bâtiment de la Cramif (Caisse régionale d’assurance maladie d’Ile-de-France, ndlr)« 

« Ça aurait pu être dramatique »

Selon plusieurs policiers parisiens, les tirs seraient lancés par des habitants qui sont à bout. De quoi ? De voir chaque soir des dealers se livrer à du trafic sous leur fenêtre. D’autres pensent que les tirs sont l’œuvre de dealers, qui veulent garde leur territoire. « Rien ne prouve que ce sont des riverains qui tirent sur des trafiquants, mais en tout cas, on le voit sur les vidéos et de ce que j’ai pu constater moi de ma fenêtre, c’est que les tirs proviennent d’un hall d’immeuble et que la personne qui les tire est bien dans un hall dont elle ne sort pas. Tout porte à croire que c’est effectivement une personne qui habite dans cet immeuble et qui a décidé de régler le problème par elle-même « , relate Julie. 

Julie comprend l’exaspération, mais ne veut pas d’une solution pire que le mal. « La solution est à débattre parce que c’était assez effrayant et ça aurait pu être dramatique. Je crois qu’il n’y a pas eu de blessé ni pire, donc tant mieux. Mais ça aurait pu ». 

« Il y a certaines rues qu’on évite »

Selon Julie, cela fait « des mois et des années que ces gens sont là et qu’ils agressent »« Il y a un sentiment d’insécurité qui est croissant dans le quartier. Donc je me mets à la place de ces personnes. On dort plus. On est constamment réveillés par des cris, par des bagarres. La journée, il y a certaines rues qu’on évite. On change de trottoirs parce qu’on est avec nos enfants et on croise des gens en train d’allumer des pipes à crack ou en train de se piquer. Il y a certains jardins d’enfants qu’on est obligés d’éviter. […] Il y a une ambiance qui est tellement sombre dans ce quartier depuis des mois, voire des années que, même si je ne valide pas cette réaction qui me semble dramatique, je la comprends ».

François Dagnaud, maire du 19e, est bien au courant de la situation. Il demande d’ailleurs des mesures et des renforts depuis des mois sur le secteur. Il a une nouvelle fois interpellé le ministre de l’Intérieur samedi dernier sur les réseaux sociaux notamment et demande l’action du ministre. « Cela a pris une envergure sans précédent, aujourd’hui c’est un sanctuaire national et européen du crack. Cela ne peut plus durer, le statu quo n’est pas une option », prévient-il.

Le phénomène ne date pas d’hier…

Qu’a fait le gouvernement depuis 8 mois?

Il faut bien que jeunesse se passe… expression politique bien connue !!!

Alors qui a raison le politique avec son laxisme depuis 1973… ou les « Généraux » qui demandent le rétablissement de l’ordre républicain ??

Allez demander aux habitants de la rue de Flandre, à ceux des 4000, à ceux d’Échirolles, ou à ceux de Valence… ( j’arrête là…)

Les majorité des médias, des politiques, les bobo-écolo-gaucho préfèrent écouter et défendre la famille Traoré…condamner Napoléon… ou applaudir au déboulonnage de statues…et condamner les forces de l’ordre.

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