Plus la France prélève, moins …

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« Plus la France prélève, moins elle se préoccupe de la façon dont elle dépense »…

« Quand le sage regarde la lune, l’idiot regarde le doigt ». Très souvent, le débat politique Français a tendance à se cristalliser sur des sujets qui n’en sont pas. Chaque année, nous avons par exemple le droit à la traditionnelle « cagnotte » : une situation où l’État Français réalise un déficit moins élevé que prévu. Réaction ? La classe politique se précipite en se demandant comment va être dépensé cet argent économisé ! Sauf que réaliser un déficit moins élevé, ce n’est pas gagner de l’argent, mais bien en perdre un peu moins…

Autre exemple, la fuite en avant permanente sur la taxation. Il est étonnant que le pouvoir, adepte des comités Théodule, n’ait jamais eu l’idée de créer un comité de citoyens tirés au sort chargé de trouver de nouvelles idées de taxes. Les politiques, eux, ne s’en privent pas. Les cibles principales étant bien évidemment les 1% les riches, la fraude fiscale et les entreprises. Combien de fois a-t-on entendu la question à laquelle il est devenu presque impossible de répondre par la négative : « Faut-il taxer les riches ? »

Les faits : le taux de prélèvements obligatoires s’élevait déjà en 2019 en France à 47,4% du PIB, selon Eurostat, soit 5,8 points au-dessus de la moyenne européenne. Les dépenses publiques représentaient quant à elles 55,6% du PIB (avant la crise de la Covid-19, donc), un record des pays de l’OCDE.

Où passe ce « pognon de dingue » ? Où est le modèle de prospérité qui devrait accompagner ce diagnostic ? Où sont les services publics flamboyants censés faire le bonheur des agents de la fonction publique et des usagers ? Où sont les résultats de cette politique qui devrait servir les générations futures plutôt que les endetter ?

Fuites. 

Pourtant, les forces vives du pays ne manquent ni de courage, ni d’esprit d’entreprise. Nous n’avons jamais créé autant d’entreprises qu’en 2020 ! Mais plutôt que de nous préoccuper du bien-être des Français et des conditions de notre prospérité, nos yeux sont aujourd’hui encore rivés sur les « boucs émissaires » qu’il faudrait taxer, sur cet argent magique qu’il faudrait récupérer. Pendant ce temps, personne ne soulève le tapis, pour s’assurer de l’utilisation de l’argent public, de notre argent. Plus la France prélève, moins elle se préoccupe de la façon dont elle dépense.

Petite fuite…

Nous aurions beau récolter des centaines de milliards d’euros de fraude fiscale, prélever 100% des revenus des foyers les plus riches, taxer les Gafa et l’ensemble du CAC 40, l’État Français serait incapable de faire bon usage de cet argent ! À quoi bon remplir un réservoir qui fuit de toutes parts?

Nous avons chaque année 1348 milliards de dépenses publiques, et nos services publics tombent en ruine. Pire, nous générons des déficits publics depuis plus de quarante ans. Non seulement l’État Français ne maîtrise pas son train de vie, mais en prime il souhaiterait qu’on lui accorde plus d’argent.

La France devrait, au sortir de cette crise sanitaire, avoir deux objectifs, simples, clairs. Retrouver dès que possible notre niveau de richesse d’avant-crise, seule condition pour que la prospérité puisse profiter à tous, avec en priorité une lutte acharnée contre les faillites et le chômage de masse. Et s’assurer qu’enfin, tout euro investi dans la dépense publique soit source de création de valeur, pour tous. Un concept subjectif ? La casse sociale que nous vivons actuellement est en effet autrement plus objective.

Agissons, vite.

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