Quand la fièvre identitaire frappe …

Quand la fièvre identitaire frappe l’université.

Indigénistes, déboulonneurs de statues, gauche racialiste, écriture inclusive… Comment ces militants étendent leur emprise et verrouillent les débats.

La Sorbonne Paris.

Il existe, en France, des universitaires las de voir progresser les idéologies militantes dans leurs facs. Qu’ils soient profs, chercheurs ou étudiants, ils ont décidé de résister à une dynamique décoloniale et intersectionnelle, dont les défenseurs entravent leurs travaux, perturbent leurs cours et hypothèquent leurs carrières, exigeant à chaque instant de passer le réel au tamis de la morale et des discours victimaires. Avec l’espoir d’endiguer ce mouvement de fond qui fracture le monde universitaire et rejaillit sur l’ensemble du pays, ils ont fondé l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, un réseau regroupant plusieurs dizaines d’universitaires capables d’inventorier, d’analyser et de pasticher cette pseudo-science teintée d’antiracisme, de néoféminisme et d’anticapitalisme radicaux, qui ne veut lire les rapports sociaux que sous le prisme des dominations, économiques, sexuelles ou raciales, en camouflant leur discours racialiste sous les apparences trompeuses d’un « antiracisme politique ».

Les exemples de dérives de cet activisme qui pèse sur les pratiques académiques et travestit le réel ne manquent pas. Chaque année charrie son lot d’incidents, dont les plus spectaculaires parviennent jusqu’au grand public : une conférence de la philosophe Sylviane Agacinski – opposée à la GPA – annulée à la suite de « menaces violentes » émanant d’associations LGBT, une représentation des Suppliantes d’Eschyle empêchée de se tenir à la Sorbonne sous prétexte d’une mise en scène prétendue raciste, un prof viré de son labo de recherche à Limoges après s’être prononcé contre la venue d’Houria Bouteldja (militante indigéniste) dans sa fac, une autre empêchée de prendre ses fonctions d’enseignante spécialiste de l’histoire de l’esclavage à La Réunion, au motif qu’elle n’y serait pas née et n’aurait donc aucun droit à écrire cette histoire… Mais il ne s’agit là que de la partie émergée d’un iceberg gigantesque, menaçant de faire sombrer les libertés académiques, rarement aussi malmenées qu’aujourd’hui.

« Circoncision féminine ». 

Dans certaines universités, le discours militant l’emporte indiscutablement sur le savoir académique. En 2019, les étudiants en licence de sciences politiques de l’université Lumière-Lyon-2 ont pu suivre une séance sur le « féminisme islamique » dans le cadre d’un cours sur les « États postcoloniaux », à partir d’un texte de Zahra Ali (sociologue qui défend l’idée d’un féminisme islamique) évoquant « les interprétations inégalitaires et oppressives du Coran », ou la « circoncision féminine » (pour ne pas parler d’excision), avant de plancher sur le slogan de l’association provoile Lallab, « Mon voile, mon corps, mon choix. Féministes et musulmanes »« Nous avons aussi eu droit à une exégèse du Coran, expliquant que l’islam est féministe par essence car des versets y expliquent que la femme est importante… » témoigne Eliott Savy, un des rares étudiants à avoir protesté publiquement contre cette idéologie décoloniale qui imprégnait alors une bonne partie de ses modules d’enseignements. Cette dénonciation lui a valu de multiples menaces et intimidations. « Deux ans après cet épisode, rien n’a changé. Des profs parlent encore de mes protestations comme d’une « attaque malveillante contre l’université », je suis devenu le grand méchant qui ne comprendrait pas les oppressions sur les minorités », raconte ce jeune homme de 24 ans, qui suit aujourd’hui un master d’administration publique et confesse avoir rédigé quelques copies au contenu clairement décolonial pour réussir ses examens, avec succès.

« Officiellement, les militants décoloniaux et intersectionnels, imprégnés d’idéologie d’extrême gauche, prônent la tolérance. Sauf qu’ils créent un monde sans nuances et instaurent une culture de la terreur. Ceux qui les contredisent sont considérés comme appartenant à la « majorité blanche » et traités en adversaires, explique Noémie Madar, présidente de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). Dans cet imaginaire, les juifs font partie du fantasme absolu. Ils ne sont pas vus comme une minorité victime d’antisémitisme, non, ils sont considérés comme « blancs », colons, et n’ont donc à ce titre pas droit à la parole. Il y a aujourd’hui des universités dans lesquelles les étudiants juifs ne peuvent pas aller, notamment à cause de ces idéologies : Lyon-2, Paris-8, Toulouse-2-Jean-Jaurès, Villetaneuse… L’antisémitisme latent est une des nombreuses conséquences de ces idéologies. »

Des thèses édifiantes…

 « Séparer les moustiques des humains à La Réunion. Coproduction d’un nouvel ordre socio-naturel en contexte post-colonial » (université de La Réunion).

 « La cosmovision amérindienne de l’expérience corpo-spirituelle et épistémique existentielle comme levier de transformation sociale et politique de la promotion de la santé. Autobiographie raisonnée d’un parcours décolonial entre la Colombie et la France » (Paris-8).

 « Comment les rapports de domination se « réalisent-ils » ? : Appréhender les rapports sociaux de sexe, de race et de classe dans les mobilisations des migrant.e.s brésilien.ne.s au Japon dans les années 2000 » (Lyon-2).

« Néoreligion ». 

Les conséquences de ce ralliement d’une partie du monde des sciences sociales au courant décolonial inquiète jusqu’au sommet de l’État. « Le monde universitaire a été coupable. Il a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or le débouché ne peut être que sécessionniste. Cela revient à casser la République en deux », estimait en privé le chef de l’État en juin dernier, déplorant clivages et polarisations causés par ces discours aussi simplistes que séduisants. Nombre de militants décoloniaux et intersectionnels affichent la ferveur du converti : « Le décolonialisme fonctionne comme une néoreligion, analyse le politologue Pierre-André Taguieff, auteur de L’Imposture décoloniale (L’Observatoire). Il y a des croyants – les militants -, des prêtres – les théoriciens -, une liturgie – les manifestations -, des prières – les discours invoquant les grands noms -, des rites d’entrée – des colloques fermés… L’Église décoloniale dispose aussi de son propre catéchisme, de son propre panthéon avec ses grands prêtres et ses mystères. Le principal mystère reste celui de la race. Les décoloniaux considèrent que, biologiquement, elle n’existe pas, mais que les identités raciales existent sur le plan social. Donc, la race n’existe pas, mais elle existe quand même ! Et la bonne vieille couleur de peau reste son marqueur, comme dans le racisme classique. La « discrimination systémique » est un mot magique : ça ne veut rien dire, mais tous les fidèles de l’Église y croient. Quant à l’insaisissable « racisme systémique », il joue le rôle de la causalité diabolique, censée tout expliquer. » Difficile de ne pas voir une forme de nihilisme dans ce projet, tant l’absence de tout idéal y est palpable. « Les adeptes du décolonialisme se contentent de détester le « monde mauvais » actuel sans entretenir aucune utopie quant à une ère « post-monde mauvais ». Ils n’ont rien d’autre à proposer que déconstruire et décoloniser sans fin », conclut le chercheur, inquiet de la place qu’occupe désormais ce courant, devenu majoritaire dans certaines facs et grandes écoles.

Au cœur de l’université. 

Ces idéologies, qui entendent « décoloniser » les sciences humaines en luttant contre les oppressions coloniales, capitalistes et patriarcales, ont progressé en silence, sans que leur soient jamais opposées de contradictions fortes et structurées. Il faut un certain courage pour s’élever contre ces thèses. Ceux qui remettent publiquement en cause la justesse de ces postulats (en affirmant par exemple que l’on ne vivrait pas dans un État colonial, ou que l’égalité homme-femme n’a jamais été aussi avancée qu’aujourd’hui) doivent s’attendre à se voir taxés de « racistes », de « fascistes », d’« islamophobes » ou de « misogynes », des accusations – qu’importe la réalité – capables d’entacher les réputations comme de briser des carrières.

Largement incarné par le Parti des indigènes de la République (PIR), le courant décolonial a réussi à imposer ses thèses jusqu’au cœur des universités. Ce constat était revendiqué par la cofondatrice du mouvement, Houria Bouteldja, qui déclarait sur Facebook, le 6 octobre 2020 : « L’émergence du mouvement décolonial est la plus grande réussite politique, en France, depuis la chute du mur de Berlin et l’apparition du mouvement écologique. Ce que le PIR a apporté dans l’action, la réflexion, la propagande, la théorie, en un mot dans la stratégie marque un tournant pour l’essor de tout le mouvement révolutionnaire. » Avant de préciser : « Aujourd’hui, le PIR rayonne dans toutes les universités et les milieux antiracistes occidentaux, notamment grâce au réseau décolonial international (DIN) – où il est cité en exemple et où je suis considérée comme une véritable théoricienne décoloniale. » Ces affirmations mégalomanes comportent leur part de vérité : les thèses décoloniales se sont clairement installées dans le monde universitaire. « On compte 1 100 thèses de doctorat dans le champ des études postcoloniales ou décoloniales, soutenues ou en préparation depuis le début des années 2000 », explique Bernard Rougier, directeur du Centre des études arabes et orientales de Paris-3 et auteur des Territoires conquis de l’islamisme (PUF). « Une nouvelle génération de chercheurs décoloniaux diffuse ses idées en dévoyant la démarche universitaire à des fins de militantisme politique. C’est ainsi que l’université se retrouve à légitimer scientifiquement des luttes et des concepts produits par les militants », poursuit ce spécialiste des mouvements islamistes. Effectivement, il se trouve des professeurs d’université prêts à diriger des thèses comme « Décoloniser la Vénus : le mythe de la naissance de l’Aphrodite, sa réception classique à la Renaissance et la constitution d’un corps théorique esthétique-décolonial » (Toulouse-2-Jean-Jaurès) ou encore la prometteuse thèse « Amphibiens ? Étude queer et décoloniale de littérature irlandaise » (Lille-3).

« Confusion intellectuelle et morale ».

 « Nous avons à faire face à des gens qui délirent à pleins tubes, mais que personne ne contredit parce qu’ils utilisent des mots qui donnent une apparence très scientifique à leur discours, résume le linguiste Jean Szlamowicz, professeur à l’université de Bourgogne. Citer Derrida à tout bout de champ permet de faire croire que l’on est intelligent, mais certainement pas de penser le monde social réel. Je ne compte plus les collègues qui psalmodient des métaphores : « l’ailleurs », « la blanchité », « déconstruire »… Le problème, c’est que certains finissent par croire à la réalité des mots dont ils se payent. La « déconstruction » [outil cher aux intellectuels de la postmodernité, NDLR] n’est qu’une dénonciation moralisante sans perspective politique constructive. C’est l’irruption de la « cancel culture » dans la pensée : il n’y a plus de méthode, plus de description rigoureuse, juste du jargon et du flicage idéologique. » « Il n’y a qu’en Occident où l’on peut fustiger le capitalisme un iPhone en poche. Ceux qui bénéficient de ce monde tiennent à tout prix à en dire du mal, comme s’il s’agissait du seul moyen d’afficher sa probité morale », analyse l’auteur du Sexe et la Langue (éd. Intervalles), écrit avec Xavier-Laurent Salvador, linguiste et maître de conférences à Paris-13. Les deux universitaires, qui font partie du petit groupes de fondateurs de l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, veulent « combattre cette pensée et en démontrer la vacuité, mais aussi retrouver un droit à l’humour et à la dérision », précisent-ils. La créativité sémantique des décoloniaux est pour eux un phénomène hautement divertissant. Ils ont d’ailleurs rédigé un hilarant « lexique décolonial » et s’échangent des citations d’ouvrages décoloniaux comme des images d’albums Panini. Leur dernière trouvaille, cette perle, tirée d’une thèse canadienne : « En déclarant les émotions impropres au raisonnement scientifique, ce sont toutes les catégories non associées à la masculinité ou à la blanchité qui ont été exclues des sciences. Cette logique perdure encore aujourd’hui au sein du monde académique sur la base d’une narration coloniale où la croyance en cette objectivité joue les premiers rôles », jargon qui, une fois traduit, signifie : inutile de s’encombrer du réel dans le cadre d’un raisonnement scientifique (un réflexe de Blanc), mieux vaut se fier à ses émotions, c’est plus inclusif, d’autant plus que, c’est bien connu, les mâles blancs sont dépourvus d’émotions…

Contestation. 

Le 18 avril 2018, des étudiants bloquent l’entrée de Sciences Po Paris pour protester contre contre la réforme de l’accès aux études supérieures (Parcoursup) et dénoncer la « fabrique à élites » des grandes écoles.

« On nage en pleine confusion intellectuelle et morale. Certains confondent l’éclat intellectuel d’une pensée et celui qui la porte. Ils ne comprennent pas, par exemple, que l’on puisse travailler sur Rimbaud sans être homosexuel, sur de la « littérature blanche » sans être dans une posture coloniale ou sur des textes religieux médiévaux sans verser dans le prosélytisme… explique Xavier-Laurent Salvador. Tout se passe comme si on avait oublié que l’on pouvait critiquer le discours ou en débattre, seule la moralité présumée de celui qui porte un discours entre en ligne de compte. » Sa discipline, l’ancien français – essentiel à la lecture de dix siècles de littérature -, est aujourd’hui menacée par les coupes budgétaires et les adeptes de la cancel culture. Comme tant d’autres, il a vu sa participation à des séminaires remis en cause, au motif que ses travaux ne seraient pas conformes aux attendus moraux du moment. En amont d’un séminaire sur le genre, certaines de ses collègues ont tenté de faire interdire sa conférence, qui portait sur… « le parler des femmes au XVIe siècle » ! « Des collègues ont exigé un droit de réponse avant même d’avoir entendu mon intervention. J’ai proposé un débat, qu’elles ont refusé. J’ai été attaqué sur un plan personnel pour ce que je représente, mais pas pour mes travaux, qui ne se prêtent à aucune relecture idéologique », explique le linguiste, qui est aussi fasciné par l’adoption de l’écriture inclusive par son administration : « Lorsqu’elle publie des bourses de thèse ou des annonces aux étudiants, l’école doctorale de Paris-13 rédige ses annonces en écriture inclusive. Même si j’adhère à certaines valeurs véhiculées par cette pratique pleine de bons sentiments, je considère que soumettre l’administration à cette écriture est un contresens général. Un peu comme s’il suffisait de mettre des petits cœurs sur les « i » pour signifier l’amour global… Mais qu’est-ce qui fait progresser l’intelligence et la culture ? Un texte de Ronsard ou les petits cœurs sur les « i » ? À vous de choisir. »

Il n’est pas rare que les pressions militantes aient aussi des répercussions sur le contenu de tout un champ académique. « Pour de nombreux linguistes acquis aux thèses intersectionnelles, la langue est un « complot masculiniste organisé par les grammairiens », une langue de domination que seules les révolutionnaires pourraient émasculer de ses « viriles scories » », explique Yana Grinshpun, maîtresse de conférences à Paris-3, spécialiste de la propagande et de la manipulation dans les sociétés démocratiques. « Il règne dans ma fac une atmosphère de vertuisme dogmatique, exacerbée par le féminisme radical, qui présente régulièrement les femmes comme victimes des hommes « cis-genres » ! Parfois, on se croirait à une assemblée générale de résistantes au patriarcat en Afghanistan… » s’amuse-t-elle. Le conseil de l’université de Paris-3 a pris la décision d’utiliser l’écriture inclusive. « N’importe quel linguiste normalement constitué ne peut être qu’opposé à un tel bricolage, mais personne n’ose le dire, de peur d’être mal vu, car l’écriture inclusive se présente comme un signe de progrès. J’ai des collègues qui écrivent « Bonjour à toustes ! », et d’autres qui, sur une liste de diffusion de linguistes, souhaitent une bonne année à « toutes » pour marquer leur attachement au « féminin générique », pure invention délirante des néoféministes. » Son innovation linguistique préférée reste ce directeur de département qui, selon les standards du « wokisme » américain, s’affiche comme « directrice du département » pour signifier son attachement militant au « féminin générique »… « Le matraquage et la rééducation font partie des pulsions totalitaires. On invente une maladie et on se professe médecin imaginaire. Sur ce point, les néoféministes tiennent la même rhétorique que les communistes : on construit soi-même un ennemi en expliquant que le monde serait meilleur sans lui. » Le « séminaire de démasculinisation des sciences humaines » la fait sourire, comme le master Études sur le genre, « sauf que ces pseudo-sciences se financent sur les deniers publics, c’est quand même embêtant ».

Fondé en décembre 2020, cet observatoire s’est donné pour mission d’analyser les productions du mouvement décolonial dans le milieu universitaire. Ses membres associés viennent de tous les horizons : certains appartiennent au réseau Vigilance universités, d’autres ont signé la tribune des 100 « contre l’islamisme et l’islamo-gauchisme à l’université ». Ces universitaires publieront une partie de leurs travaux sur le site http://www.decolonialisme.fr et sur le site du Point en janvier et février.

Censure. 

L’affaire de la prof canadienne qui a été mise à pied après avoir prononcé le mot « nègre » dans le cadre d’un cours sur le vocabulaire militant inspire quelques craintes quant aux menaces qui pourraient à terme peser sur la liberté d’enseigner en France. Une historienne française raconte, horrifiée, comment elle a assisté à un séminaire d’histoire afro-féministe anglais où les conférencières projetaient des documents dans lesquels elles avaient censuré les mots considérés comme « choquants » et recouvert de feutre noir des images de personnages de colons en compagnie de colonisés, « un peu comme ma grand-mère qui collait des gommettes sur les photos quand quelqu’un divorçait dans la famille. Sauf que, dans un cadre de pratique scientifique de l’histoire, ça s’appelle de la falsification de sources, explique-t-elle. Ce genre de pratique rend tout le monde très prudent sur les thèmes de ses enseignements ou de ses recherches. Certains renoncent carrément à prendre des sujets « sensibles » qui auraient pourtant bien besoin d’un travail de vérité ».

Pour Laurent Loty, historien des idées au CNRS, la tentative de censure des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne constitue un événement majeur dans l’histoire de la propagation de cette idéologie. Lui, qui a alors activement participé à la résistance avec Gilles Denis, fondateur du réseau Vigilance universités, voit dans ce moment de forte prise de conscience « une alliance significative d’islamisme, d’indigénisme et d’intersectionalisme. Il ne manquait que « l’inclusivisme » avec l’utilisation de cette écriture prétendument féministe, explique-t-il. Ce mouvement propage une idéologie raciste et sexiste en pratiquant l’inversion du sens des mots et des valeurs, un procédé typique des discours totalitaires, comme l’a magnifiquement représenté George Orwell dans ses fictions ». C’est ainsi que les choses commencent. En espérant changer le monde, certains commencent par changer le sens des mots .

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