Procès inédit…

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Jean-Marie Bernard, président (LR) du conseil départemental des Hautes-Alpes, doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Gap pour avoir offert à une préfète une… queue de loup.

Queue de loup pas un porte-bonheur…

Le 21 février 2020, la préfète des Hautes-Alpes, Cécile Bigot-Dekeyzer, fête son départ à la préfecture de Gap lors d’une cérémonie en présence de nombreuses autorités et d’élus. Jean-Marie Bernard surprend toute l’assistance en remettant, en guise de cadeau de départ, une queue de loup à la représentante de l’État, qui ne cache pas son embarras. Car le loup est une espèce protégée.

Si certains jugent ce présent de fort mauvais goût, le patron du département assume devant les journalistes : « C’est symbolique et c’est un clin d’œil par rapport aux difficultés rencontrées par les éleveurs face au loup. Et Dieu sait si madame la préfète a été confrontée à ces problèmes durant l’exercice de ses fonctions. Je lui ai donc remis une queue de loup pour qu’elle se souvienne de son passage dans les Hautes-Alpes. »

Scandalisées par le comportement du Jean-Marie Bernard, plusieurs associations de protection de l’environnement et du loup portent plainte auprès du procureur de Gap. « Il est inadmissible qu’un élu de la République qui a un devoir d’exemplarité puisse ainsi s’afficher publiquement avec une queue de loup provenant d’un animal protégé, et être dans la plus totale illégalité », s’indigne Hervé Gasdon, président de la Société alpine de protection de la nature (SAPN).

Le procureur décide de poursuivre Jean-Marie Bernard pour « détention, transport et cession d’une partie d’espèce protégée ». Le président du département a été convoqué le 8 décembre pour une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), sorte de plaider-coupable. Il lui est proposé une amende de 3 500 €. Mais l’élu refuse de reconnaître sa culpabilité. Jean-Marie Bernard est donc renvoyé devant le tribunal correctionnel où il risque jusqu’à trois ans de prison et 150 000 € d’amende.

Un geste « politique » en soutien aux bergers.

« J’ai trouvé cette queue de loup sur ma boîte aux lettres, à mon domicile. Je ne suis pas un braconnier, je n’ai pas tué ce loup », clame Jean-Marie Bernard, insistant même sur son ignorance au départ. « Ce dont j’étais sûr, c’est que ce n’était pas la queue d’un écureuil. Il a d’ailleurs fallu faire des analyses ADN pour que l’on puisse déterminer avec certitude qu’il s’agissait bel et bien de la queue d’un loup » précise l’élu. Son avocat, Me Philippe Neveu, plaidera la relaxe de son client.

« Il a juste eu une démarche politique pour rappeler aux autorités de l’État leur échec à endiguer la prolifération incontrôlée du loup sur le territoire des Hautes-Alpes », estime l’avocat. Un argument qui, pour Hervé Gasdon, président de la SAPN, n’est pas entendable. « En agissant ainsi, le président du conseil départemental suit les éleveurs et les bergers les plus extrémistes. C’est irresponsable. La cohabitation pastoralisme-prédateur est tout à fait possible. Dans des pays comme l’Italie ou l’Espagne, on arrive à gérer cette problématique. »

Rien d’autre à faire la justice ?

A Poissy des policiers sont attaqués…des maires sont frappés…entrainant des rappels à la loi…quand les auteurs sont arrêtés…

Là, après enquête 3 ans de prison…

Du grand n’importe quoi !!!

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