La colère s’étend…

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Aux Pays-Bas e t   d a n s d’autres pays européens, la protestation monte contre les mesures anti-Covid.

Attroupements en Espagne, où la foule a protesté tant contre les restrictions de mouvement que contre un fléau, le coronavirus, qui « n’existe pas » selon certains protestataires ; manifestations au Danemark, pays plutôt libéral et rétif aux contraintes, où les slogans vilipendaient la « dictature du semi-confinement »…Mi-janvier, c’est en Ecosse, où le variant anglais  impose depuis de longues semaines des limitations drastiques des libertés, que des protestataires s’étaient heurtés aux policiers.

En Italie, les autorités, en proie à une crise politique, surveillent la situation de près, car les couacs dans le processus de vaccination à cause des retards de livraison exaspèrent la population.

Magasins pillés, voitures brûlées.

C’est aux Pays-Bas que le climat reste le plus tendu, après des nuits d’émeute depuis dimanche contre le couvre-feu — de 21 heures à 4h30 — imposé samedi, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale. Centre de dépistage Covid incendié, magasins pillés, voitures brûlées, affrontements entre foule et policiers, plus de 400 arrestations… ces images d’Amsterdam, Rotterdam, …Eindhoven et beaucoup d’autres villes défilent. La révolte contre le gouvernement du libéral Mark Rutte (démissionnaire pour un scandale sur les allocations familiales), qui appelle à l’arrêt « de la violence criminelle », est d’autant plus forte que sa politique était jusqu’ici assez laxiste, faisant avant tout appel à la responsabilité individuelle des citoyens pour contenir une pandémie qui a fait 13 600 morts ici.

« Au début de la crise sanitaire, le Premier ministre a refusé de jouer l’autoritarisme, puis il a hésité sur les mesures à prendre, provoquant une certaine méfiance de l’opinion, où beaucoup jugent les mesures anti-Covid disproportionnées, estime Julia Vié, journaliste à Amsterdam. L’esprit libertaire dont se targuent les Néerlandais se retourne contre le gouvernement. » Jusqu’à quand ? Les appels aux regroupements sur WhatsApp ou Telegram se poursuivent, les commerçants barricadent leurs façades. Le gouvernement, traitant les meneurs de « racaille », ne renonce pas au couvre-feu jusqu’au 9 février au moins, tandis que des municipalités renforcent les pouvoirs de la police et que des clubs de supporteurs de foot forment des groupes « anti-pillards ». En Belgique voisine, on craint la contagion.

Opposées au couvre-feu mais «choquées »

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