Le caviar banni de l’Élysée…

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Salle à manger…

Quand François Hollande a remporté les élections présidentielles françaises en 2012, il s’est installé à l’Élysée avec une volonté de simplicité. Cela s’est immédiatement traduit par une réduction des coûts et la suppression de mets de luxe lors des dîners de gala et visites d’État. Exit la truffe, le homard et le caviar ! Et ce pour éviter de se voir accoler une étiquette qui a empoisonné le Parti socialiste français pendant des années, encore aujourd’hui d’ailleurs… En effet, sous ses deux septennats, le président François Mitterrand, qui était très friand de caviar, avait pris l’habitude d’en faire servir lors des repas officiels comme des déjeuners de travail avec ses collaborateurs. Des dépenses jugées excessives qui valurent du coup à ces grands bourgeois socialistes le fameux surnom de « gauche-caviar » !

C’est Bernard Vaussion qui avait vendu la mèche dans son ouvrage (« Au service du palais », éditions du Moment, 2014). Ancien chef des cuisines présidentielles, il racontait « les goûts de luxe de la cour qui entoure François Mitterrand ». « Un grand pot de caviar trône souvent à côté d’un plat de saumon fumé. (…) Les convives sont priés de se servir sans retenue. » Ainsi Michel Charasse, ministre du Budget sous l’ère Mitterrand, dégustait les œufs d’esturgeon à la cuiller. Scandaleux, surtout quand des oreilles indiscrètes l’entendront dire : « Vous allez voir, on va leur presser le citron, aux Français », comme le rapportait alors « Le Figaro » avec une certaine délectation.

A la …louche…

Ce qui n’empêchera pas le même chef cuisinier de s’inquiéter des coupes franches dans les dépenses du socialiste suivant à la tête de l’État français– après Chirac (les heures fastes) et Sarkozy (l’heure américaine). Avec Hollande, ce furent les vaches maigres. Ainsi remarquait Bernard Vaussion : « Il ne faut pas perdre de vue que l’Élysée représente la première table de France, berceau de la grande cuisine », rappelle Bernard Vaussion. « Bien sûr, il faut éviter abus et extravagances, mais si à la présidence de la République on ne commande plus de caviar d’Aquitaine, de truffes du Périgord ou du homard breton, où va-t-on le faire ? » C’est que François Hollande mit l’Élysée à la diète, privilégiant les repas simples, « à la bonne franquette » et les aliments bon marché.

Cave de l’’Élysée

Même philosophie concernant la cave. Les grands crus classés, qui sommeillaient déjà sous la présidence précédente (Sarkozy ne buvait en effet pas une goutte d’alcool), ont pu gagner en maturité tranquille dans les celliers de la présidence (qui recèlent 15.000 bouteilles), Hollande préférait réserver les grands crus classés aux seuls chefs d’État et dîners officiels, les autres invités ayant droit à des vins plus ordinaires. On notera aussi que l’artichaut et les asperges ont été également virés de la table présidentielle pendant cinq ans, François Hollande n’aimant pas ces légumes. Et pourtant, rien de tel que des asperges sauce hollandaise…

Quoi qu’il en soit, dans cette austérité de l’ère « hollandienne » et des économies à tout prix, si on coupe les cheveux en quatre, cela n’a pas empêché le « Président à teinture » (comme le surnommait l’humoriste Laurent Gerra) de rentrer pour 10.000 euros par mois de frais de coiffure. Avec, au final, un bien piètre résultat…

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