Une de plus…

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Une note de A à E sur l’étiquette et un code couleur allant du vert, pour les meilleurs produits, au rouge pour les plus mauvais. Cela vous rappelle quelque chose ? À l’image du Nutri-Score, qui s’affiche sur des milliers d’emballages pour indiquer la qualité nutritionnelle des aliments, un logo quasi similaire a fait hier son apparition. Son nom : Eco-Score. Son but : permettre aux consommateurs de mesurer en un clin d’œil l’impact environnemental d’un produit. C’est à peu de chose près ce que proposaient les membres de la Convention citoyenne pour le climat avec leur concept de CO2-Score.

Ce paquet de riz en provenance d’Inde, par exemple ? Il est moins bien noté que le même fabriqué en France, simplement parce qu’il a plus voyagé et que sa fabrication a généré plus de gaz à effet de serre. Et ces tomates ? Même jolie couleur rouge mais celles de droite sont notées C car elles ont été produites à l’étranger, hors saison et sous serre, alors que celles de gauche, « made in France », en plein été, ont la meilleure note.

Dix acteurs de l’alimentation comme le concepteur de recettes Marmiton ou l’entreprise de plats préparés Food-Chéri ont décidé de s’appuyer sur ce nouvel Eco-Score pour informer leurs clients.

Analyse du cycle de vie du produit.

 Comment ce logo, qui représente une feuille estampillée d’une note en couleur, a-t-il été conçu ? 2 500 produits alimentaires et plats préparés ont été passés au crible (voir infographie). Principale donnée analysée : le cycle de vie du produit, de sa fabrication à son transport en passant par son emballage. À ces données qui offrent une idée de l’impact carbone d’un paquet de pâtes ou d’une boîte de biscuits, les concepteurs ont ajouté d’autres critères comme la présence d’un label, l’origine géographique ou la saisonnalité des fruits et légumes utilisés. Chaque produit est noté sur 100 et classé de A à E.

« Ainsi, des biscuits fabriqués avec du blé français bénéficient d’un bonus par rapport à ceux conçus avec du blé en provenance d’Ukraine ou de Russie », explique Shafik Asal, cofondateur du cabinet de conseil Eco2 Initiative. Des œufs conventionnels produits par des poules élevées en cage à l’étranger seront très mal notés en comparaison d’œufs bio issus de volailles en plein air françaises. À titre d’exemple, le Nutella n’a obtenu que 41/100, soit un C. C’est que la recette de la pâte à tartiner contient des noisettes d’Amérique latine ou de Turquie, du sucre originaire du Brésil, d’Inde ou du Mexique et du cacao fabriqué en Afrique de l’Ouest. Mais, bon point pour la star des goûters, son pot est en verre donc recyclable et son huile de palme estampillée durable.

Éveiller les consciences.

Le magasin en ligne de produits bio la Fourche a déjà intégré ce nouvel Eco-Score sur ses étiquettes. « Sur Internet, nos clients peuvent intégrer un filtre leur permettant de n’acheter que des produits ayant les meilleures notes environnementales », explique le cofondateur du site, Lucas Lefebvre. « Notre but est d’éveiller les consciences sur l’impact écologique de l’alimentation », indique de son côté Claire Debruille, directrice des contenus de Marmiton.

Cantonné pour l’heure à quelques enseignes spécialisées, cet Eco-Score a vocation à étendre sa toile. « Notre souhait est que d’autres acteurs publics et privés de l’alimentation s’en emparent, confie Shafik Asal. Afin, qu’à terme, cet affichage soit généralisé en France et même en Europe. »

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