Bordeaux la ville calme de A. Juppé…

Ce dimanche, l’ambiance est lourde, pesante, extrêmement tendue entre les barres d’immeubles du quartier des Aubiers, à Bordeaux (Gironde). Les rares passants présents, sous le choc, ne veulent pas s’exprimer sur cette terrible escalade de la violence qui a coûté la vie à un garçon de 16 ans qui habitait dans ce quartier sensible avec sa mère. Tout juste entend-on un jeune homme glisser : « Ils étaient venus pour tuer. » Dans la fusillade, quatre autres adolescents, âgés de 13 à 16 ans, ont été blessés. L’enquête ouverte par le parquet de Bordeaux a été confiée à la Direction inter-régionale de la police judiciaire.

Le maire écologiste, Pierre Hurmic, qui a ouvert une cellule de crise, a confié son émotion sur place hier, dans ce quartier où un projet municipal de requalification urbaine est en cours : « Mes premiers mots sont ceux de compassion vis-à-vis des familles endeuillées. C’est une escalade dans ce qu’on peut appeler le banditisme assez organisé et dans ce qui ressemble fort à des rixes inter quartiers, avec des armes lourdes. Ce sont des faits de grande criminalité, et il y a des réponses à apporter. La ville de Bordeaux est en contact étroit avec les forces de police. Il faut mettre un terme rapide à cette violence. »

Des victimes prises au hasard ou ciblées ?

Pierre*, la victime, était un ancien élève du collège Edouard-Vaillant, dans le quartier de Bacalan, où sont notamment scolarisés les jeunes des Aubiers. La rentrée ce matin dans l’établissement pourrait exacerber un peu plus les tensions entre certains élèves.

Samedi soir, peu avant 23 heures, au pied d’une barre d’immeubles, Pierre et ses amis discutent. Selon les premiers éléments de l’enquête et une vidéo d’une partie de la scène prise par des riverains depuis leur balcon, un véhicule de couleur sombre déboule dans la cité et s’arrête. Des tirs d’armes lourdes retentissent. Pris pour cible, les jeunes s’enfuient en courant. Un homme descend de la voiture et poursuit quelques instants une de ses victimes dans les immeubles en tirant.

Les policiers retrouvent plusieurs dizaines de douilles de gros calibre témoignant de la violence de la fusillade. Pierre, grièvement blessé au rachis cervical, décède dans la nuit aux urgences du CHU de Bordeaux. Quatre de ses camarades sont blessés. Deux sont grièvement atteints et toujours hospitalisés, un autre a pu sortir rapidement de l’hôpital. Selon une source policière, la piste d’un règlement de comptes entre quartiers est privilégiée, mais il faudra déterminer si les victimes ont été visées au hasard ou si elles étaient spécifiquement ciblées.

Hier, en début de soirée, aucune interpellation n’avait eu lieu. Bordeaux, ville si longtemps épargnée par les guerres entre bandes rivales, a la gueule de bois.

* Le prénom a été changé.

Il fût une époque où les « règlements de comptes » n’avaient lieux qu’à Marseille…puis à Paris et sa banlieue…puis à Lyon…puis à Toulouse… puis à Grenoble et maintenant la bonne ville de « mister » Juppé !!!

A mais c’est vrai, il n’est plus là…! Vous comprenez pourquoi maintenant!!!

Lui présent on n’aurait jamais vu ça !!

Vous me direz avec son successeur qui va faire de la prévention et repeindre le quartier en vert, ça va aller beaucoup mieux assez rapidement.

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