Incapable de s’entendre…

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L’État tente de ressusciter la liaison ferroviaire Perpignan-Rungis destinée aux fruits et légumes. La Région est sceptique

L’arrêt du « train des primeurs » par la SNCF à l’été 2019 avait suscité un vif émoi. Le ministre en charge des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé mardi le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour la reprise de cette ligne destinée au transport de fruits et légumes par wagons réfrigérés reliant Perpignan au marché de Rungis 94). Les opérateurs de fret ferroviaire peuvent candidater jusqu’au 29 janvier, pour une (re) mise en service à l’été 2021.

Ancien train…arrêté il y a plus d’un an

« Cette consultation est très ouverte afin de permettre aux acteurs de proposer tout type de solution et faire émerger le meilleur projet possible », indique le ministère, qui ajoute : « L’État est prêt à accorder un accompagnement financier public au démarrage si cela s’avère nécessaire. » Ce service, vétuste et peu compétitif économiquement, transportait400000 tonnes de produits alimentaires par an, lesquels sont depuis acheminés par 9000 camions, selon le gouvernement ; 30 000 à 40000 selon la CGT des cheminots.

Min de Rungis

« Les camions sur les trains » L’initiative gouvernementale n’est pas accueillie avec enthousiasme par la Région Île-de-France. « Cet AMI vise à faire croire qu’on a sauvé ce fameux train que tout le monde regrette, mais il se recassera la figure en six mois », désapprouve Stéphane Beaudet (ex-LR), vice-président de Valérie Pécresse, chargé des Transports. Celui-ci, maire d’Évry-Courcouronnes et président de l’association des maires d’Île-de-France (Amif), estime que l’État et les collectivités locales ont « déjà dépensé collectivement 50 millions d’euros pour un système qui ne fonctionne pas ». La Région privilégie une autre méthode. En septembre dernier, la commission permanente du conseil régional a voté une subvention de 500000 euros à la Semmaris, l’entreprise gestionnaire du marché de Rungis. Celle-ci souhaite réaménager ses installations ferroviaires pour y créer un « terminal de transport combiné », c’est-à-dire du transport intermodal rail-route par conteneurs : « Les camions sur les trains », résume Stéphane Beaudet. Une formule sans doute plus rentable que le 100 % train, qui permettrait en outre de transporter d’autres produits, plus lucratifs, que les fruits et légumes. « Des études seront menées dès 2021 pour permettre une mise en service d’un nouveau terminal en 2023 », dixit la Région, qui finance une partie de ces études.

Invraisemblable ! Incapable de s’entendre ! Toujours des arrières pensées politiques !

Résultat depuis un an entre « 9 et 30 000 camions » de plus sur les routes et on me dit que ma voiture « pollue » …

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