1979 – Le 2 novembre…

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Sylvia Jeanjacquot à Mesrine : « T’as raison, mon poussin, faut être méchant »

La compagne de Jacques Mesrine revient en 1988 sur les derniers mois de cavale de l’ennemi public n° 1.

Sylvia Jeanjacquot invitée de Thierry Ardisson en 1988.

Pendant 18 mois, elle a partagé la cavale avec l’ennemi public numéro 1. Jacques Mesrine fut aussi craint qu’il fût admiré, aussi dangereux que charismatique. En 1979, celui qu’on présentait souvent à tort comme le « Robin des bois des temps modernes » est abattu par les forces de l’ordre menées par Robert Broussard. Dans la voiture criblée de balles, Sylvia Jeanjacquot, sa compagne, est présente et blessée. « On m’a tiré une balle dans la tête, on a essayé de m’achever une fois que tout était terminé », explique-t-elle en avril 1988 devant Thierry Ardisson.

Sylvia Jeanjacquot et jacques Mesrine 

Dans Bains de minuit – émission disponible sur INA ArdiTube –, elle revient sur cette idylle agitée. « Je travaillais dans un bar à Pigalle et je l’ai vu. Ce fut un coup de foudre au premier regard », se souvient-elle. Mais comment vivre avec Jacques Mesrine, recherchée pour de multiples cambriolages et de nombreuses évasions ? « Il voulait faire braquer par ses amis la mairie du 8e arrondissement et nous marier avec ses calibres, en jean et en basket », signale Sylvia Jeanjacquot révélant les penchants petits-bourgeois de son homme qui passe son temps devant la télévision. Un jour, grosse colère contre Philippe Bouvard. « S’il avait eu un moment à perdre, il lui en mettrait une dans le crâne, en moto, vite fait. »

Sans regrets ni remords

Loin d’être une victime subjuguée par son compagnon, Sylvia Jeanjacquot assume avoir partagé les combats de Mesrine. Quand ce dernier veut donner une leçon au juge Petit, la voilà qui lance : « T’as raison, mon poussin, il faut être méchant. » « Il n’allait pas le tuer, ajoute-t-elle. Il voulait lui mettre une correction et prendre ses dossiers. » On n’est pas obligé de la croire.

Après deux années de prison, elle est acquittée. Sans regrets ni remords. « Il valait la peine d’être connu. Je ne regrette pas, même si, aujourd’hui, je suis borgne, handicapée et estropiée. C’était quand même quelqu’un de bien. »

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