Où est la vérité…???

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Les divers vaccins actuellement développés contre le SarsCoV-2 utilisent comme antigène vaccinal pour stimuler notre système immunitaire, tantôt le virus entier, atténué ou inactivé, tantôt sa protéine Spike, ailleurs son acide Inucléique (ARN). Lequel est le plus fiable ?

Les vaccins à virus atténué

Cette approche a été choisie par Codagenix (New York) en partenariat avec Serum Institute of India. Son principe, très simple, est le plus ancien de tous (utilisé contre la variole, la tuberculose…): on diminue la virulence de l’agent infectieux dans son entier afin qu’il ne puisse plus provoquer la maladie. Ce type de vaccin, facile à produire, est très immunisant, mais présente plus de risque d’effets indésirables, notamment chez les immunodéprimés. Il est le plus susceptible aussi d’induire la formation d’anticorps facilitants qui peuvent aggraver une infection chez un sujet préalablement contaminé par le virus, et qui l’ignore, ou qui le rencontre après avoir été vacciné.

Les vaccins à virus inactive

C’est la voie suivie par deux laboratoires pékinois, Sinopharm et Sinovac, dont les produits, avant même leur mise officielle sur le marché, assurent actuellement une vaccination de masse en Chine. La fabrication à grande échelle de ce type de vaccin est simple, rapide et très ancienne aussi (utilisée contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos…) : le virus est tué par la chaleur ou des traitements chimiques. L’ensemble du matériel antigénique viral résiduel est censé induire des anticorps protecteurs. Le risque infectieux est nul et celui d’effets indésirables moindre que pour le virus atténué. L’immunisation conférée est variable selon les individus. Sera-t-elle suffisante dans le cas du Sars-CoV-2 ? Il est trop tôt pour le dire.

Les vaccins à protéine virale

Tous les développeurs adeptes de cette approche utilisent comme antigène la protéine Spike ou la partie de celle-ci qui permet au virus de pénétrer dans les cellules humaines. Spike peut être produite en grande quantité par génie génétique en introduisant le gène viral qui la code dans des levures ou des cellules cultivées dans des cuves. Spike devient alors une protéine recombinante. Le vaccin consistera : 1. À l’injecter directement avec un adjuvant qui dope l’immunité (projet Sanofi-GSK). 2. Parfois à la combiner à une protéine porteuse. 3. Ou bien à la transporter via un vecteur viral au sein même des cellules humaines, où elle pourra être détectée par le système immunitaire. Plusieurs projets (AstraZeneca avec l’université d’Oxford, CanSino Biologics en Chine) ont choisi un adénovirus non réplicatif chez l’homme. Pourtant, en raison d’échecs ou d’accidents passés, aucun vaccin de ce type n’a pu à ce jour être commercialisé. Une réaction du patient vacciné contre ce vecteur viral, qui l’atténuerait, peut survenir. Elle obligerait alors à de nombreux rappels. Pour cette raison, l’Institut Pasteur préfère un autre vecteur : le virus de la rougeole vivant atténué, utilisé depuis quarante ans et qui assure une immunisation forte après une seule injection. Totalement sûr, il a déjà permis l’élaboration d’une dizaine de vaccins administrés à plus de trois milliards d’êtres humains. Adepte du « qui va doucement, va sûrement », le célèbre institut n’est pas en tête de course, mais son projet est solide.

Les vaccins à ARN

Leur principe est le plus astucieux car au lieu de fabriquer la protéine Spike in vitro, ils utilisent notre organisme pour faire le travail : des nanocapsules de structure lipidique apportent à nos cellules l’ARN viral qui code Spike. Cet ARN est alors directement lu par les unités (ribosomes) qui, dans l’espace cellulaire, décodent les ARN pour fabriquer nos protéines normales. En l’occurrence, ici, elles vont aussi produire Spike, qui sera détectée par le système immunitaire. Ces vaccins sont les plus rapides à mettre au point et faciles à fabriquer en grande quantité. Voilà pourquoi les laboratoires qui les développent (Pfizer, Modema aux Etats-Unis et d’autres) sont les plus avancés. Pfizer vient d’annoncer les résultats de sa grande phase 3 randomisée (plus de 40 000 participants) ou, à vingt-huit jours, la protection chez les sujets vaccinés est de 95% par rapport aux non vaccinés, 60% de protection étant le minimum exigé. Moderna a fait état de résultats similaires. Le monde entier exulte et les Bourses s’envolent. Mais gare ! 1. Aucun vaccin à ARN n’a pu pour l’instant atteindre le marché. 2. Les effets à long terme sont inconnus (risque de maladie auto-immune ?). 3. A priori, il y a peu de chances que cet ARN viral puisse pénétrer le noyau de nos cellules et s’intégrer à nos gènes, mais il pourrait se recombiner avec l’ARN d’un autre virus présent chez le vacciné et devenir virulent ou susciter une violente réaction immunitaire. 4. L’ARN est très peu stable et fragile, au point de poser, avant utilisation, le problème de son transport et de sa conservation et, après utilisation, celui de sa durée d’action dans les cellules. Si elle est courte (fort probable), elle obligera à de nombreux rappels vaccinaux. 5. Quelle sera son efficacité chez les sujets vulnérables ? Autant de questions en suspens qui incitent à la prudence.

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