Qui en a le plus…???

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À chaque extrémité de l’échelle, un constat : ce sont les femmes les plus modestes et les plus aisées qui ont le plus d’enfants. C’est ce que révèle une étude de l’Insee publiée hier, qui s’intéresse pour la première fois à ce duo : fécondité et niveau de vie. En se basant sur la fécondité des femme s de 2012 à 2017 et en faisant des projections, l’institut a pu dresser ce profil particulier des mères en France.

En 2019, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établissait à 1,87 enfant par femme de l’Hexagone. Mais si les plus aisées et les plus modestes ont deux enfants en moyenne, « ce n’est pas pour autant que leurs comportements sont les mêmes », précise Isabelle Robert-Bobée, cheffe de la division enquêtes et études démographiques à l’Insee. Par exemple ? « Les femmes les plus aisées ont leur premier enfant en moyenne à 31 ans, soit trois ans plus tard que les plus modestes », ajoute-t-elle.

Le rôle du diplôme

Autre différence : pour les 10 % au plus bas de l’échelle, le nombre moyen d’enfants est tiré vers le haut en raison d’une part importante de familles nombreuses. Plus d’un tiers d’entre elles auraient trois enfants ou plus.

L’apport des femmes nées à l’étranger, ayant une fécondité plus élevée et plus présentes dans des situations de précarité, est-il une explication ?

Oui mais à relativiser. Car plus elles sont arrivées jeunes sur le territoire, plus leur fécondité est très proche des femmes nées en France. Chez les plus aisées, peu d’entre elles n’auraient pas d’enfant au cours de leur vie. C’est ce qui explique leur fécondité élevée en moyenne.

L’étude relève aussi un effet croisé entre diplômes et niveau de vie. Chez les femmes aisées, les plus diplômées ont davantage d’enfants. À l’inverse, parmi les femmes ayant un faible niveau de vie, celles qui n’ont pas atteint le bac ont le plus d’enfants. Encore l’exact opposé à chaque extrémité de l’échelle.

Et les classes intermédiaires ?

C’est là que la fécondité est la plus basse. Précisément chez celles disposant d’environ 1 400 € par mois, soit 1,5 enfant par femme.

Comment expliquer ces variations ?

« Chez les classes intermédiaires, qui ont moins d’enfants que les plus aisées, nos résultats peuvent suggérer que le déterminant économique aurait un effet. Certaines souhaitent peut-être attendre un niveau de vie suffisant pour élever un enfant dans les conditions matérielles qu’elles aimeraient. On sait notamment que le chômage retarde l’arrivée du premier enfant, reconnaît Isabelle Robert-Bobée, qui tempère. « C’est quand même plus compliqué, plus vaste. Il existe quelque chose que nous ne pouvons pas mesurer : c’est le souhait de vouloir un enfant, qui est un élément essentiel. »

Vu le tarif des « nounou » … sans aucune « aide » … accablée d’impôts et de taxes … pas besoin d’une étude sophistiquée pour le comprendre !!! Les classes moyennes sont mortes !!!

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