Europe…GB…une drôle d’histoire…

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ROYAUME-UNI ET EUROPE

LE JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS


Le 23 juin 2016, les Britanniques choisissent l’option du Brexit. Retour sur 65 ans d’histoire mouvementée

  • 1951 

Le Commonwealth plutôt que l’Europe

Le ministre français des affaires étrangères Robert Schuman officialise la mise en commun des ressources minières et sidérurgiques des six États. Le Royaume-Uni, lui, boude l’accord.

Après deux guerres mondiales qui ont ensanglanté le 20e siècle, la France et l’Allemagne se réconcilient. Elles veulent bâtir une communauté afin d’éviter un nouveau carnage. Avec l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, les deux États fondent les prémices de l’Union européenne.

En 1951, les six États ratifient le Traité de Paris. La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) voit le jour l’année suivante. En 1957, les mêmes États signent les Traités de Rome, mettant sur pied la Communauté économique européenne (CEE).

Bien qu’invité à rejoindre l’union des Six, le Royaume-Uni refuse. À cette période, le nationalisme est prégnant. Le pays rejette fortement l’idée de supranationalité qui émane du projet européen. Se représentant comme l’un des principaux vainqueurs de la guerre, il se donne le rôle de « parrain bienveillant » des pays d’Europe continentale, tel que l’énonçait en 1946 Winston Churchill dans un discours à Zurich. En 1951, en tant que premier ministre, il annonce sa volonté d’intensifier les relations du Royaume-Uni avec les Etats-Unis plutôt qu’avec les Européens.

  • 1960 

Les Britanniques créent une seconde zone européenne de libre-échange

Le 4 janvier, l’ambassadeur suisse Gottlieb Gut signe la convention de l’Association européenne de libre-échange, un projet lancé par le Royaume-Uni.

La situation économique du Royaume-Uni n’est pas au beau fixe. Ses échanges commerciaux avec les États du Commonwealth sont en baisse. Pour remédier à ces problèmes et depuis 1957, le Royaume-Uni est intéressé par la zone de libre-échange qu’institue la ratification des Traités de Rome et l’entrée à la CEE. Il se refuse pourtant d’y adhérer. En cause : l’union douanière l’obligerait à taxer ses échanges commerciaux avec les États du Commonwealth.

À la place, le Royaume-Uni donne l’impulsion au Traité de Stockholm. Il veut créer une zone de libre-échange avec d’autres pays qui, comme lui, ne souhaitent pas entrer dans la Communauté économique européenne. L’Association européenne de libre-échange (AELE) voit le jour en 1960, composée de la Grande-Bretagne, de la Suisse, de la Suède, de la Norvège, du Danemark, de l’Autriche et du Portugal. Le but : favoriser les échanges marchands, sans créer de politiques communes entre les États.

Après quelques mois déjà, les Britanniques sont peu satisfaits des résultats. Les Etats-Unis, peu enthousiasmés par l’AELE, encouragent les Britanniques à rejoindre la CEE.

  • 1961 

Retournement de situation : les Britanniques demandent l’adhésion à la CEE

Le premier ministre Harold Macmillan lance l’idée d’adhérer à la Communauté économique européenne. Malgré quelques désaccords, le parlement accepte le projet.

Une année après la création de l’AELE, le Royaume-Uni retourne sa veste. Le premier ministre conservateur Harold Macmillan exprime sa volonté d’adhérer aux Traités de Rome. Le parlement approuve. Une demande officielle est envoyée aux Européens en août 1961.Sous-jacents à ce changement de politique : les graves problèmes économiques du Royaume-Uni. À l’opposé, l’économie des Six est florissante. Macmillan pense qu’une entrée dans la CEE est synonyme de guérison. Il rassure les Britanniques : selon lui, les relations avec les États du Commonwealth ne pâtiront pas suite à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE.


 « Le Royaume-Uni demande son adhésion au marché commun » (1er août 1961)

  • 1963 

De Gaulle fait barrière : il ne veut pas des Britanniques dans la CEE

Le dialogue de sourds entre Charles de Gaulle commence dès 1963 et durera plus d’une décennie.

Ici, en 1961, les deux homologues discutent devant la propriété du Britannique.  

Si le Royaume-Uni a changé de position, la France aussi. Deux ans après la demande d’adhésion du Royaume-Uni, le président français Charles de Gaulle met son veto durant une conférence de presse – avant même d’en faire part aux cinq autres États de la CEE. Il déclare que l’économie du Royaume-Uni est incompatible à celle du marché commun. En pleine Guerre froide, il se méfie également des Etats-Unis qui poussent les Britanniques à adhérer à la CEE. Il qualifie les Américains de « fédérateurs extérieurs » et perçoit les Britanniques comme leur cheval de Troie. Le veto de Gaulle s’explique également par une remise en question, l’année précédente, des règles fondamentales de la politique agricole commune par le Royaume-Uni. Les cinq autres Etats sont favorables à l’élargissement, mais le veto français bloque le projet.

  • 1967 

Et rebelote quatre ans plus tard

Le 27 novembre, Charles de Gaulle annonce à nouveau sa décision de mettre un veto à la demande d’adhésion du Royaume-Uni. Il en explique les raisons durant une conférence de presse.

Le Royaume-Uni, dont l’économie stagne, n’a pas abandonné son projet d’intégration. Du côté de l’Europe, c’est l’intégration qui est en panne. La CEE est toujours composée de six États. C’est la période des Trente glorieuses : le plein-emploi et la prospérité économique fait envie aux Britanniques. Le premier ministre travailliste Harold Wilson renouvelle sa demande d’adhésion à la Chambre des Communes en 1967. Comme quatre ans plus tôt, cinq États approuvent le projet. Mais, à nouveau, Charles de Gaulle s’y oppose. Londres vient de dévaluer sa monnaie : pour le président français, c’est la preuve que le Royaume-Uni ne peut pas s’intégrer dans le marché commun. La France quittera la Communauté si le Royaume-Uni la rejoint, annonce Charles de Gaulle.

  • 1973 

Douze ans après sa première demande, le Royaume-Uni adhère à la CEE

Le Royaume-Uni arrive enfin à ses fins : il est membre du marché commun. Le 4 janvier 1973, des feux d’artifice explosent au-dessus de la Tamise.  

Charles de Gaulle démissionne en 1969, remplacé par Georges Pompidou. Dès juin 1970, des discussions sont ouvertes. En 1973, l’Europe passe à neuf membres : le Danemark et l’Irlande y font leur entrée en même temps que le Royaume-Uni. Un référendum britannique a quand même lieu en 1975 : 67 % des Britanniques votent pour l’adhésion. Mais l’intégration du Royaume-Uni après plus d’une décennie d’attente ne se passe pas comme prévue. Les règles régissant la CEE ayant été établies avant leur adhésion, elles ne leur sont pas forcément favorables. De plus, deux ans après leur entrée dans le CEE, c’est la fin des Trente glorieuses. Les difficultés financières guettent les États de la CEE. En 1979 a lieu le premier choc pétrolier, ce qui aggrave encore leur situation économique.

  • 1979 

« I want my money back »

Margaret Thatcher, la Dame de Fer, tient tête à ses partenaires lors du sommet européen de 1979. Selon elle, quand le Royaume-Uni donne deux livres, il n’en reçoit qu’une en retour

En 1979, cela fait six ans que le Royaume-Uni fait partie du marché commun. Le premier ministre Margaret Thatcher prononce son fameux     « I want my money back». Cette phrase dénonce la contribution trop importante du Royaume-Uni au budget européen. De nombreuses tensions enveniment les relations des États-membres.

Parallèlement, les Neuf tentent de se prémunir contre l’instabilité monétaire. Ils mettent en place en 1979 le Système monétaire européen (SME). Un seul des neuf membres de la CEE refuse d’y adhérer : le Royaume-Uni. La cause : une part très importante de ses échanges est effectuée avec les Etats-Unis, en dollars. Instaurer un stabilisateur de monnaie le pénaliserait.

Onze ans plus tard, en octobre 1990, les Britanniques y adhèrent finalement. Leur objectif politique est d’affaiblir la domination franco-germanique sur la CEE. Mais cette entrée au SME est un échec. Le Royaume-Uni en sort deux ans plus tard – avec l’Italie. L’Europe s’enfonce dans la récession. En revanche, pour le Royaume-Uni, c’est le début de la reprise.

  • 1992 

Non à la nouvelle monnaie

À Maastricht, Cavaco Silva, Ruud Lubbers, Hans-Dietrich Genscher et Jacques Delors trinquent à la monnaie unique. Les Britanniques, eux, n’adopteront pas l’euro.  

En 1992 est signé le Traité de Maastricht, qui a comme but de renforcer l’intégration politique et économique des États-membres. Il met en place l’Union économique et monétaire. Au début des discussions, il est prévu que tous les États-membres adoptent l’euro, qui verra le jour en 1999 (pour les transactions financières). Le Royaume-Uni ratifie le traité mais ne souhaite pas adopter la monnaie unique. Une option de retrait lui permet de conserver sa monnaie nationale, la livre sterling. Londres refuse également de participer au protocole social, qui unifie la politique sociale dans le champ communautaire. Il demande à pouvoir sélectionner les règles de l’Union qui seront appliquées sur son territoire.

  • 2011 

Des refus à la pelle

Le 12 décembre, David Cameron débat avec des parlementaires britanniques. Il défend fermement son véto, émis une semaine plus tôt lors d’un sommet de l’Union européenne.  

Souvent réfractaire à des politiques économiques communes, le Royaume-Uni use à plusieurs reprises de l’option de retrait. En 2011, le Royaume-Uni est le seul des 27 États-membres à ne pas soutenir l’accord européen sur le renforcement de la discipline budgétaire. Le premier ministre David Cameron exige que le traité comprenne un protocole qui exonère son État de certaines réglementations. Le changement du traité en vigueur ne peut être modifié qu’à l’unanimité des États-membres. Le Royaume-Uni refusant le projet, un simple accord intergouvernemental remplace les réformes envisagées. En 2013, le Royaume-Uni menace les autres pays d’un veto sur le budget de l’Union européenne pour les années 2014-2020. Comme d’autres pays, il réclame une réduction drastique du budget. Finalement, des compromis sont trouvés et David Cameron n’use pas de son veto.

  • 2013 

Face à la menace UKIP, David Cameron fait la promesse d’un référendum

Le parti qui milite pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne s’est progressivement imposé comme incontournable dans l’échiquier politique britannique.  

Le 23 janvier 2013, David Cameron doit affronter une surenchère eurosceptique qui déchire son parti et qui favorise une percée électorale de l’UK Independance Party (UKIP). Il promet d’organiser, s’il est réélu, un référendum dont la question est : « Pensez-vous que le Royaume-Uni devrait rester un membre de l’Union européenne ? ». Ce contrat est avant tout pour Cameron, pro-européen convaincu, une manœuvre visant à assurer sa réélection en 2015. Il inscrit cette promesse sous forme de projet de loi le 14 mai 2013. Ce projet précise que le référendum doit être organisé avant le 31 décembre 2017. Selon une enquête publiée en mai 2013, 46% des citoyens britanniques sont pour une sortie de l’Europe.

  • 7 mai 2015 

David Cameron reste au 10, Downing Street

David Cameron et son épouse, Samantha Cameron.  

Contre toutes les attentes, les conservateurs du Premier ministre David Cameron emportent la majorité absolue des 650 sièges avec 330 élus, aux élections législatives. David Cameron est en mesure de former un gouvernement 100% conservateur, sans aucune alliance. C’est la première fois depuis 1992 que les conservateurs obtiennent la majorité absolue à la Chambre des communes. Les dirigeants des trois partis perdants démissionnent : Ed Miliband (Labour), Nick Clegg (Libéraux-Démocrates) et Nigel Farage (UKIP). David Cameron remporte son pari de garder ses électeurs anti-européens et se doit d’organiser le référendum du « Brexit » pour son deuxième mandat.

  • 2016 

L’un des séduisants mais faux arguments de Boris Johnson

Gros revers pour le Premier ministre David Cameron, quatre mois avant le référendum du Brexit, lorsque le député conservateur Boris Johnson a annoncé qu’il ferait campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE.  

La campagne pro-« Brexit » est partagée en deux sections: la première est la campagne «Vote leave », incarnée par l’ancien maire de Londres Boris Johnson, et rivale officielle du «Bremain». L’autre croisade, « Leave EU », est soutenue par Nigel Farage, à la tête du parti anti-immigration UKIP. L’argument-phare de Boris Johnson : si la Grande-Bretagne quitte l’Europe, les 350 millions de livres sterling (435 millions d’euros) qui sont envoyées chaque semaine pour le budget de l’UE seraient utilisées pour financer le système de santé publique du Royaume-Uni (NHS). Mais ce chiffre est faux : même si le Royaume-Uni doit participer à ce budget, c’est sans compter le rabais négocié par Margaret Thatcher en 1984 et les dépenses budgétaires de l’UE en faveur du Royaume-Uni. Pourtant, cet argument erroné est l’un des éléments les plus convaincants pour les Britanniques pro-Brexit.

  • 16 juin 2016 

L’assassinat de Jo Cox entache la campagne du Brexit

Jo Cox était considérée comme l’une des « étoiles montantes» de la nouvelle génération de la gauche britannique. Elle était très impliquée dans le Réseau des femmes travaillistes.  

Le 16 juin 2016, la députée travailliste pro-UE Jo Cox est attaquée à l’arme à feu puis au couteau par un homme, qui aurait crié « Britain First ». Elle succombe le jour même à ses blessures. Jo Cox, mère de deux enfants, était réputée pour son immense compassion, son engagement et son énergie pour lutter contre les inégalités et en faveur des réfugiés. La campagne a été suspendue pendant quelques jours, provoquant un profond traumatisme dans le pays. L’assassin, Tommy Maire, avait des antécédents de maladie mentale et était possiblement lié à l’extrême-droite. Lors de sa comparution devant le juge, l’assassin a proclamé : «mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni!»

  • Juin 2016 

Le parti UKIP surfe sur les peurs

Le chef du parti ultra-nationaliste UKIP, Nigel Farage, lors de la présentation de l’affiche de campagne pro-Brexit, le 16 juin à Londres.  

Le 16 juin, jour où Jo Cox est assassinée, Nigel Farage dévoile à Londres l’affiche de la campagne du UKIP. Le poster reprend une photo d’une colonne de réfugiés syriens, barrée de l’expression «Breaking point», soit «Point de rupture». L’affiche a été violemment critiquée, par les anti-Brexit et même par le camp du «Out»: l’exploitation de la misère humaine, l’étrange ressemblance avec une photo de la propagande nazie et la virulence des pro-Brexit sont pointées du doigt. Suite à la mort de la députée, le poster est retiré. Mais Nigel Farage persiste en déclarant au Guardian : «Ouvrir nos cœurs aux véritables réfugiés, c’est une chose. (…) Mais l’Union européenne a fait une erreur fondamentale, qui menace la sécurité de tous.»

  • 23 juin 2016 

Le triomphe du Brexit

Les Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne à près de 52%.

Les Britanniques ont voté à 51,9 % pour une sortie de l’UE, contre 48,1% pour un «Bremain». Ce scrutin historique laisse voir une nation fracturée. Les électeurs plus jeunes ont voté pour rester dans l’UE. Les classes populaires et les votants non-diplômés ont préféré la sortie de l’UE. Fracture géographique aussi, Londres a largement voté contre le Brexit, ainsi que l’Irlande du Nord et l’Ecosse. Voici les trois arguments les plus décisifs en faveur du «Leave»: les décisions concernant la nation doivent être prises au Royaume-Uni, le Brexit permettra de reprendre le contrôle sur l’immigration et les frontières et enfin, le «Bremain» laisserait peu de choix à propos de la manière dont l’UE étend ses pouvoirs.

  • Juin 2016 

Série de désistements

Le libertaire populiste Nigel Farage a largement utilisé l’argument du contrôle des frontières pour séduire les électeurs britanniques.  

Le lendemain du Brexit, David Cameron annonce sa démission d’ici le mois d’octobre. Il laisse à un autre la tâche d’engager les négociations de sortie de l’UE. Autre désistement, inattendu cette fois, celui du fantasque Boris Johnson. Le 30 juin, il renonce à se présenter à la succession de David Cameron. Accusé de minimiser les conséquences du Brexit, il affirme que le Royaume-Uni va rester dans le marché commun tout en empêchant l’entrée d’étrangers européens. Quant au leader de l’UKIP Nigel Farage, il annonce le 4 juillet sa démission de la tête du parti après avoir accompli la mission de sa vie : sortir de l’Union Européenne Qualifié parfois de raciste, trop sulfureux, le trublion n’a pas réussi, à six reprises, à se faire élire député au Parlement britannique. Mais il avait réussi à s’immiscer dans le camp ennemi, le Parlement européen, où il siège depuis 1999 sans interruption.

  • 13 juillet 2016 

Theresa May, nouvelle cheffe d’orchestre du Brexit

Theresa May s’incline devant la Reine d’Angleterre, au Buckingham Palace. La Reine l’a invitée à former un nouveau gouvernement.  

Theresa May, ministre de l’Intérieur pendant 6 ans, succède à David Cameron, après le retrait surprise de sa seule rivale la ministre de l’Energie Andrea Leadsom. A 59 ans, elle est considérée comme la meilleure candidate pour unifier le Parti conservateur, très divisé après le Brexit. Sa mission principale : négocier la dangereuse sortie britannique de l’UE, tout en maintenant l’unité d’un Royaume-Uni. Alors qu’elle appuyait le «Bremain» aux côtés de Cameron, elle ne souhaite pas revenir sur la volonté du peuple: «Brexit means Brexit.» Elle créée un ministère entièrement dédié au Brexit dont David Davis, un ancien secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, a la charge, tandis que Boris Johnson est à la tête du ministère des Affaires étrangères. La procédure du Brexit ne sera pas enclenchée avant la fin de l’année, a indiqué Theresa May à François Hollande et Angela Merkel.

  • 31 août 2016 

Les ministres britanniques se divisent

Autour de la première ministre, Theresa May, les membres du gouvernement ont engagé une âpre bataille sur la suite à donner à la décision des électeurs.  

Le conseil des ministres est convoqué par Theresa May pour sa première réunion de la rentrée. Deux groupes s’opposent : ceux qui veulent un «Brexit light», le plus proche possible du statu quo, et ceux qui préfèrent un «Brexit hard», avec un virage radical. La première option, soutenue par le chancelier Philip Hammond, consiste à rester dans le marché unique européen afin de continuer de vendre des produits financiers en UE. La deuxième option, soutenue par les «Brexiters» comme le ministre des affaires étrangères Boris Johnson, vise à limiter la libre-circulation des personnes et passer de nouveaux accords de libre-échange avec le reste du monde. Des fuites dans la presse britannique prévoient le début des négociations officielles à fin 2017. Le groupe d’extrême droite Leave.eu lance une pétition exigeant que Theresa May fournisse un calendrier précis en vue du déclenchement de l’article 50. Celle-ci rassemble plus de 35 000 signatures.

. Depuis … on négocie…

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