France : La France sur un toboggan

le

Après l’assassinat de Samuel Paty, la France est sous le choc. Comment en est-on arrivé là ? Manque d’autorité de l’État, dérive de l’islamo-gauchisme…

Publié le 21/10/2020 à 07:00 | Le Point

FOG - La France sur un toboggan
FOG Franz-Olivier Giesbert

C’est devenu une habitude : à intervalles réguliers, un attentat islamiste jette l’effroi dans le pays. La classe politique, M. Macron en tête, nous soûle alors de grands mots et de formules aussi creuses que martiales, tandis que chacun allume des bougies quand il ne pleure pas dans son coin sur le sang versé avant de retourner à ses affaires en séchant ses larmes.

La décapitation de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, coupable d’avoir fait son travail dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine, est une nouvelle preuve que la France est désormais une terre de conquête de l’islamisme, même si elle n’en est pas encore au stade de l’Artsakh, où les soldats de la coalition turco-djihado-azérie exhibent fièrement les têtes coupées des Arméniens chrétiens, qu’ils ont commencé à exterminer sans pitié malgré le cessez-le-feu, dans une indifférence générale, honte à l’Occident !

Comment notre chère et vieille France pourra-t-elle éradiquer ce cancer dont les métastases prolifèrent sur sa carcasse flapie ? Certes pas en s’en prenant à la communauté musulmane, qui est en majorité républicaine. Mais en ne lâchant plus rien sur ses valeurs. En pourchassant ceux qui les combattent de l’intérieur sans crainte d’être dérangés. En faisant tout simplement appliquer une loi sans cesse piétinée dans un pays où, s’il reste encore un État, il n’a plus aucune autorité.

On ne gouverne pas avec la main qui tremble, et force est de constater que, sur ces questions, le pouvoir flotte, procrastine : « On ne peut rien faire, mon bon monsieur, il faudrait changer la Constitution ! » Mais qu’est-ce qui empêche le gouvernement de fermer les mosquées comme celle de Pantin, où des prêcheurs appellent à la haine, d’oser se colleter avec les salafistes, qui relèvent de la loi de 1905, ou de lancer des enquêtes contre les Frères musulmans, stipendiés par l’étranger ? Qu’attend-il pour expulser les quelque 4 000 étrangers fichés comme islamistes radicaux à qui nous offrons l’hospitalité ? 

M. Macron, qui se tortille, a des excuses, commencer par l’état d’esprit des Français qui, pour beaucoup d’entre eux, ne veulent surtout pas de vagues. De Gaulle avait tout dit là-dessus, qui, selon la formule de Malraux, portait le cadavre du pays en faisant croire qu’il était vivant. « Les Français sont des veaux, se plaignait-il. La France entière est un pays de veaux… On ne fait rien avec un peuple couché. Les Français sont couchés et, voyez-vous, plus ils seront couchés, plus ils seront heureux. »* Plein d’amour déçu, le propos est certes exagéré, mais il nous renvoie aux vieux démons pétainistes qui, aujourd’hui encore, continuent de travailler les cervelles. Nazi ou islamiste, le fascisme a toujours ses « collabos », ses alliés de l’intérieur. 

Saint patron de l’islamo-gauchisme, gourou des salles de rédaction et grand tartuffe national, le multimillionnaire Edwy Plenel n’a rien de mieux à faire que de s’inquiéter de l’utilisation par l’extrême droite de la décapitation de Conflans. Au Monde ou à France Inter, ses épigones continueront de mettre en garde contre les « amalgames » et les « stigmatisations » en reprenant les rengaines des tristes sires du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Quant à la gauche, aux exceptions fortes près de MM. Hollande, Valls, Cazeneuve et de quelques autres, elle ne sait plus où elle habite. 

Il y avait quelque chose d’abject à voir plastronner l’omniprésente gauche islamo-gauchiste, toute honte bue, en tête des cortèges en hommage à Samuel Paty. Gageons qu’après un moment d’émotion les uns et les autres retourneront à leurs marottes, appelant CNews à limoger d’urgence Eric Zemmour, fauteur bien connu de troubles à l’ordre public, ou à manifester à nouveau contre l’islamophobie (alors que les actes islamophobes étaient, en 2019, quatre fois moins nombreux que les actes antisémites et six fois moins que les actes antichrétiens !). Le martelage de cette engeance, sur fond de terrorisme intellectuel, ne contribue pas qu’un peu à notre délitement actuel. 

Profitant du laisser-faire généralisé, les islamistes se faufilent partout dans le gruyère national, comme nous l’apprennent, ces jours-ci, deux livres aussi excellents qu’édifiants : Radicalisation au cœur des services publics (éditions JC Lattès), d’Éric Diard et Henri Vernet, ou Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école (éditions Hermann), de Jean-Pierre Obin (lire p. 56). Symbole du tout-est-permis, le petit délinquant islamiste qui a tranché la tête du professeur bénéficiait du statut de « réfugié » et venait d’obtenir un titre de séjour… 

Après ce choc et en attendant les suivants, la France ne s’en sortira pas par des lois, encore moins par des incantations, mais par une volonté de fer à tous les niveaux. M. Macron est-il l’homme de la situation ? Pour ce faire, il faudrait qu’il devienne un autre, rompe pour de bon avec l’angélisme, ose appeler Mila pour lui dire son soutien et ne cherche plus à plaire à tout le monde.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.